• Résumé

    Le 28 juillet 1659, Louis XIV quitte Fontainebleau en direction des Pyrénées pour épouser sa cousine, l'infante Marie-Thérèse, entrainant à sa suite un fastueux cortège de milliers de courtisans. Après trente années de guerre et dix années de Fronde, les négociations avec l'Espagne menées par Mazarin sont sur le point d'aboutir à la signature d'un traité de paix qui engage l'Europe tout entière et sauvera la France de sa faillite. 

    Le jeune roi est contraint de quitter sa bien-aimée, Marie Mancini. Mais les conférences s'enlisent, et le dispendieux voyage s'éternise. Alors que Mazarin et Colbert multiplient les impôts afin d'éviter la débâcle financière, Fouquet tente une partie souterraine pour réunir les deux amants. En visitant les confins de son royaume, Louis en découvre les forces et les faiblesses. Entre la passion et le pouvoir, il faudra choisir. 
    Tous l'apprendront à leur dépens : qui s'approche trop près du soleil sera réduit en cendre. Frédérique Jourdaa nous dévoile un épisode méconnu du Grand Siècle ; les fondations de la monarchie absolue enracinées sur les ruines fumantes des splendeurs provinciales.

    Le soleil et la cendre

    Mon avis

    Je tiens à remercier Babelio pour ce livre reçu grâce à masse critique, ainsi que les éditions Flammarion.

    Romance et histoire, deux ingrédients qui, suivant la plume de l'auteur, peuvent rendre un roman ennuyeux ou prenant. Fort heureusement, ici c'est le second adjectif que je retiendrai.
    Je n'ai pas lu le résumé avant de me plonger dans ce livre et je conseillerai de ne pas le faire. Je ne vais pas trop non plus en dévoiler dans cette chronique car je pense sincèrement que cet ouvrage est beaucoup plus intéressant si on en découvre l'intrigue au fil des pages. J'ai surtout apprécié le personnage de Pierre (même si il devient de plus en plus "retors" au fil des pages). Le personnage du roi est également attachant, notamment au début. On découvre un roi tendre, humain, qui tente d'affirmer son autrité sans toutefois y parvenir (quelle part de vérité).

    J'ai trouvé ce livre bien écrit, l'alternance des points de vue nous rend d'autant plus captivé et nous aide à comprendre certaines réactions, certains passages. Cette compréhension est également facilitée par les rappels sur l'Hsitoire de France qui sont habilement distillés au fil des paages - mais qui sont parfois trop longs à mon goût, pourtant j'aime ce domaine.


    Pour ma part, un gros bémol réside dans l'utilisation abusive de substituts pour désigner les personnages : en l'espace de quelques pages un personnage peut être désigné de beaucoup de manières différentes, d'autant plus qu'à cette époque les fonctions étaient souvent cumulées... Parfois cela fait trop appelle à une culture que je n'ai pas et cela m'a fait 'sortir" de l'histoire, notamment à la fin. Autant j'ai vraiment accroché le début du livre malgré quelques incimpréhensions, autant la fin était parfois dure à suivre et j'ai pas mal décroché.

    Après la lecture je me suis renseignée et ai entrepris quelques petites recherches car je n'avais jamais entendu parler de cet épisode, mais il s'avère qu'apparemment l'histoire de base est réelle : Louis XIV entretenait une liason apparemment sérieuse avec Marie Mancini... Dommage que romance et politique ne se combinent que rarement !

    En résumé, bien que j'ai parfois été perdue c'est un livre que j'ai beaucoup aimé et que je recommande aux amateurs du genre !

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  • Résumé :

    Réduite au rang de servante depuis la mort de son père, Kate vit sous le joug de sa belle-mère Mariana. L'odieuse femme va bientôt marier sa fille, Victoria, à un éminent parti, mais avant tout , la future épouse doit être présentée au prince Gabriel. Par un coup du sort, Victoria ne peut se rendre au château. C'est donc Kate qui est envoyée à sa place, déguisée en fiancée. Kate va rencontrer Gabriel, un prince aussi charmant qu'arrogant. Un prince pour qui son coeur vacille, mais que le destin s'acharne à lui dérober. Et si un baiser avait le pouvoir de tout changer ?
    Et si les contes de fées existaient ?

    Il était une fois T1

    Mon avis :

    J'ai été agréablement surprise par ce livre. Déjà, l'auteur arrive à coller à l'histoire originale tout en se permettant quelques libertés qui pimentent un peu le livre. Je vous conseille cependant de ne pas lire le résumé si vous ne vous pas avoir déjà quelques surprises de gâchées...

    Le style d'écriture est sympa, fluide, on passedu point de vue de Kate à celui de Gabriel au fil des chapitres. L'auteur met même quelques scènes "coquines" pour pimenter les choses, ça change un peu ! Jusqu'à l'avant-dernier chapitre je n'ai pas été sûre de la fin, même si on devine un peu, on a un doute quand même !

    J'ai bien aimé le personnage de Kate, jeune fille déçue par la vie, coincée entre les convenances qu'elle a commencé à assimiler et le mélange entre son caractère bien trempé et son éducation non terminée.

    Au début j'ai détesté Gabriel et, en même temps que Kate, on voit petit à petit apparaître une personne honnête et cultivée derrière sa réputation et son comportement de séducteur. Ce que l'histoire ne nous dit pas, c'est si il lui jure fidélité. ;)

    Je pense que J'ai lu a bien fait de republier ces livres avec une couverture moderne - les anciennes étaient à la Harlequin - ça m'a tout de suite attirée et au final j'ai eu un coup de coeur pour ce livre que je ne peux que vous recommander si vous souhaitez un peu d'originalité et un bon moment à passer. Bien sûr, il faut aimer les romances ;)

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  • Résumé

    Céline est privée de nourriture, battue des années durant, enfermée. Elle craint chaque week-end pour sa vie, travaille, travaille encore, pour briller et jouer les pianistes prodiges en gardant le secret sur l’horreur de sa vie familiale et, autour d’elle, un silence assourdissant. Comment suspecter l’horreur de la servitude sous les atours de l’excellence ? L’exigence absolue de la perfection qui devient justification de tous les excès et de tous les abus et qui mystifie l’entourage d’autant plus facilement que cette esclave n’est pas affectée à une tâche de souillon mais à une production artistique réservée aux élites ?

    La démesure

    Merci aux éditions Max Milo pour ce partenariat.

    Mon avis

    J'ai lu ce livre en une soirée, il est prenant et ne s'encombre pas de phrases à rallonges ou de détails inutiles. L'auteur veut simplement raconter ce qui lui est arrivé, sans en rajouter ou sans se perdre dans des explications à rallonge, c'est ce qui fait qu'il se lit aussi bien.

    L'indifférence des adultes est choquante, mais c'est vrai qu'elle laisse échapper apparemment bien peu de détails - et comme elle l'explique si bien il demeure toujours la fidélité à sa famille, la crainte d'empirer les choses. Il est vrai que les enfants de "bonnes familles" sont souvent pensés comme exempts de toute possibilité de coups, à tort.

    Ce qui m'a quand même le plus surpris c'est le déni du père. Déni face à la justice d'accord mais il semble que même entre eux il continue de nier ce qu'il a fait c'est dingue. 

    Plus que tout, cet ouvrage montre les carences du système social français. Oui on écoute les enfants, oui on les retire à leurs familles, mais ensuite ? Ils sont trimballés à droite à gauche du jour au lendemain, sans explication, sans suivi, sans s'assurer qu'ils vont bien et ça c'est n'importe quoi ! L'héroïne préfère même retourner chez ses parents c'est dire ! C'est révoltant et pourtant j'en entends souvent parler...

    En tout cas je conseille ce livre à ceux qui aiment les témoignages !

     

    L'avis de Dom

    Ce livre est une autobiographie, ou plutôt devrait-on dire un cauchemar, de Céline Raphaël qui a eu le malheur de naître surdouée en piano.

    A l'âge de 2 ans et demi, son père décide d'en faire une virtuose. Il n'aura de cesse de la faire jouer tous les soirs, tous les week ends, souvent jusqu'à une heure du matin. Elle est astreinte à 45 h de piano par semaine et régulièrement privée de repas !Au début, à chaque faute, elle recevra un coup de ceinturon ; puis ce sera des coups de savate et des coups de poing ! Elle n'ira pas en cours d'EPS pour ne pas que les marques de coups se voient.J'ai adoré ce livre, je l'ai lu en une seule fois. L'écriture est fluide. C'est une oeuvre poignante, touchante et impressionnante ; vous ne pouvez rester indifférent à ce récit : une enfance brisée, une adolescence chaotique.

    Pourtant, Céline est née dans un milieu aisé puisque son père est directeur d'usine.Céline va subir cette maltraitance jusqu'à l'âge de 14 ans où, devenue anoexique pour se révolter, elle arrive à se confier à l'infirmière scolaire. Ce sera le début d'un procès contre son père.Il est difficile d'imaginer comment l'auteur a pu supporter toutes ces cruautés si longtemps et surtout comment sa mère a pu rester "aveugle" devant ce père tyrannique ?Heureusement, Céline va se battre avec dignité jusqu'au bout et deviendra médecin.


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  • Résumé

    « Princesse Soso est une prof d'anglais qui enseigne dans un collège funky avec des élèves très en forme qui aiment bien s'entretuer à coups de compas et pour lesquels l'école est une annexe de Meetic. Princesse Soso adooooore son boulot mais il y a plein de trucs qu'elle ne comprend pas et qui ont un léger rapport avec le fait que des parents sont de vraies balletringues incapables d'élever dignement leur enfant et avec le fait que ceux censés gérer l'Éducation nationale font absolument n'importe quoi alors que nous, les profs qui réfléchissent, on a plein d'idées... mais il paraît qu'on n’est rien que des feignasses. Princesse Soso aime bien parler à la troisième personne, c'est son côté Alain Delon. » Professeur dans un collège de province, Princesse Soso a une place privilégiée pour avoir un avis sur l’éducation des jeunes. Un florilège d’anecdotes sur les élèves qui ne voient en l’école qu’un grand terrain de jeu, sur les parents qui considèrent les profs comme des tortionnaires et des bons à rien et sur les enseignants eux-mêmes. Suivons-la dans ces péripéties scolaires, de coups de gueule en coups de cœur, car Princesse Soso, malgré tout ce qu’elle nous raconte, aime son métier. D’ailleurs n’est-il pas le plus beau métier du monde ?
     

    Chroniques d'une prof qui en saigne

    Mon avis

    Je pense que je vais être assez brève, car j en'ai pas grand chose à en dire... J'ai plutôt bien accroché les 2/3 du livres, après c'était un peu répétitif à mon goût.

    Dans l'ensemble, j'ai apprécié ce livre, mais je pense que si on n'est pas enseignant on doit passer à côté d'une partie de l'humour, notamment concernant le Rectorat et compagnie.

    Pour moi le gros bémol de ce livre c'est la vulgarité. Certains passages sont très drôle, notamment sur la manière d'écrire, mais bon les mots grossiers toutes les deux lignes à d'autres moments, très peu pour moi.

    En concolusion, un bon moment à passer, mais pas un livre inoubliable non plus.

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  • Résumé

    Paris 2002. Julia Jarmond, journaliste américaine, est chargée de couvrir la commémoration du Vél d'Hiv. Découvrant avec horreur le calvaire de ces familles juives qui furent déportées à Auschwitz, elle s'attache en particulier au destin de Sarah et mène l'enquête jusqu'au bout, au péril de ce qu'elle a de plus cher.

    Paris 16 juillet 1942. A l'aube la police française fait irruption dans un appartement du Marais. Paniqué, le petit Michel se cache dans un placard. Pour le protéger, sa grande soeur l'enferme et emporte la clef, en lui promettant de revenir. Mais elle fait partie des quatre mille enfants raflés ce jour-là...

    Elle s'appelait Sarah

    Mon avis

    Un autre roman qui a inspiré un film, cependant cette fois j'ai lu le livre avant le film. Au début du livre deux histoires se passent en parallèle : celle d'une petite fille juive à l'époque de la rafle du Vel d'Hiv et celle d'une journaliste de la quarantaine à notre époque, pas très bien dans sa vie, qui effectue des recherches sur la Rafle.

    Evidemment, ces deux histoires vont se croiser à un moment, créant un suspens bien ficelé : l'histoire avance, ni trop vite ni trop lentement. Pourtant, il suffirait d'un rien pour que l'histoire traîne en longueur ou au contraire soit bâclée, mais l'auteur réussit avec brio à nous tenir en haleine.

    J'aime beaucoup les histoires sur cette époque, donc j'ai rapidement été conquise. Le devoir de mémoire est mis en avant, et il est vrai qu'il ne faut pas oublier cette période horrible de l'Histoire, qui ne s'est pas passée il y a si longtemps... Il y a toujours de la barbarie en ce monde, mais cette extermination a quand même été massive et plusieurs nations y ont contribué, ne l'oublions pas !

    A côté de cela, on se prend au jeu de la vie de l'héroïne, Julia, des soucis de son mariage, etc... J'ai bien aimé les parallèles France/Amérique. L'auteur a également deux nationalités et on sent qu'elle connaît son sujet.

    Le seul bémol, pour ma part, est que les deux fillettes d'une dizaine d'année, Sarah (la petite fille juive) et Zoë (fille de Julia) sont vraiment très matures, trop matures je trouve. Pour la première, on peut encore le comprendre avec les évènements...

    J'ai aussi trouvé dommage (attention spoiler) l'histoire de Sarah ne donnant plus de nouvelles à sa famille d'adoption...

    En bref, un roman que j'ai dévoré et que je recommande aux amateurs du genre ! Ce livre est tout simplement boulversant, j'ai eu les larmes aux yeux plusieurs fois...

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  • Résumé

    "Il est insupportable, vaniteux, orgueilleux, brutal., inconstant, humain. Sans lui, je serais mort de décomposition. Abdel m'a soigné sans discontinuité, comme si j'étais un nourrisson. Attentif au moindre signe, présent pendant toutes mes absences, il m'a délivré quand j'étais prisonnier, protégé quand j'étais faible. Il m'a fait rire quand je craquais. Il est mon diable gardien". L'histoire vraie de la rencontre improbable du riche privilégié tétraplégique et du jeune beur de banlieue a inspiré les réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano pour leur nouveau film Intouchables, avec François Cluzet et Omar Sy.

    Le second souffle suivi du Diable gardien (Intouchables)

    Mon avis

    J'ai adoré le film Intouchables, j'ai donc souhaité lire le livre. Je me doutais bien sûr que ce serait différent, mais je n'imaginais pas à quel point.

    Les réalisateurs ont vraiment eu une inspiration et effectué un formidable travail parce que le livre est un véritable fouilli.

    Déjà, avant la sortie du film, il n'y avait que "Le second souffle", et l'auxiliaire de vie n'y est mentionné que très peu, et rapidement. L'auteur en parle plus dans la seconde partie, écrite après le film. Le résumé n'est donc pas du tout adapté au livre : on ne parle quasiment pas de leur rencontre ou de leur relation.

    En gros, le livre est une suite de passages courts, régulièrement il est dur de savoir si on se situe au moment des faits, avant, après, dans l'imagination de la personne... Bref, il s'agit plus d'une suite de pensées qu'autre chose, de mon point de vue.

    Il y a également de longues tirades sur l'espérance, la vie ou même des passages ou je n'ai pas du tout compris de quoi on parlait. J'imagine qu'on doit remettre beaucoup de choses en question quand on voit basculer sa vie, mais alors personnellement je n'ai pas tout suivi...

    Je dois dire que j'ai dû me forcer pour finir ce livre, la seconde partie étant cependant un chouïa mieux que la première, et encore...

    Bref, j'ai été très déçue par ce livre... Je me limiterai au film !

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